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Visitez le Musée de la Taillanderie dans le Doubs avec le Pass Patrimoine © Sylvain Debray
Musée de la Taillanderie

Creux de la Dois
25330 Nans-sous-Sainte-Anne
France

Musée
Industrie / Savoir-faire
XIXe siècle

Le Musée de la Taillanderie vous plonge dans une usine hydraulique fondée en 1828, dont les martinets, roues à augets et soufflerie se remettent en marche le temps de la visite guidée. Ce site unique retrace l'art de forger faux et outils tranchants jusqu'à sa fermeture en 1969.

Les incontournables

Le crépitement des martinets et le clapotis des augets trahissent la présence de la Taillanderie bien avant que vous ne la voyiez. Forge hydraulique du XIXe siècle dédiée à la fabrication de faux et d'outils taillants, elle a tourné de 1828 à 1969. Il n’y a pas d’équivalent fonctionnel connu en Europe.

L'atelier de production

C'est ici que le métal prend forme. Les martinets, jusqu'à 150 kg pour les plus lourds, se mettent à battre, entraînant un ensemble mécanique de plusieurs tonnes. Deux gestes se succèdent sur l'enclume, l'étirage puis le platinage : un court lopin d'acier chauffé au rouge en ressort allongé en lame de faux, prête à passer dans l'atelier voisin pour sa finition.

Martinet de forge au musée de la Taillanderie © Sylvain Debray

Martinet de forge au musée de la Taillanderie © Sylvain Debray

L'atelier de finition et d'aiguisage

Vous passez ensuite dans un atelier plus discret, dont les machines sont entraînées non plus par une roue mais par une turbine. Le plus léger des martinets y intervient, 10 kg à peine, avec une cadence de 500 coups par minute : c'est le martelage à froid, qui donne aux lames ébauchées dans l'atelier voisin leur forme définitive avant l'aiguisage.

Vue du bassin et de la roue extérieure au musée de la Taillanderie © Sylvain Debray

Vue du bassin et de la roue extérieure au musée de la Taillanderie © Sylvain Debray

Les soufflets de forge

Vous découvrez ici une soufflerie entièrement en bois, actionnée par la force de l'eau. Pour attiser les foyers de forge, les Philibert ont installé ce mécanisme d'engrenages en bois, dont l'état de conservation et le fonctionnement n'ont pas d'équivalent connu ; il a compté parmi les éléments qui ont motivé le classement du site. Sous vos yeux, il se remet en marche et souffle l'air qui porte le feu à la température nécessaire pour ramollir l'acier.

Le magasin de stockage

Vous découvrez, dans l'ancien magasin de stockage, une profusion de modèles : plus de 100 formes de faux, mais aussi des pioches, des haches et des coupe-foin, tous sortis des ateliers voisins. En raison des conditions climatiques hivernales du massif du Jura, les outils ne partaient qu'au printemps : le magasin accumulait toute la production de la saison froide avant l'expédition.

Exemple d'outils taillants au musée de la Taillanderie © Sylvain Debray

Exemple d'outils taillants au musée de la Taillanderie © Sylvain Debray

Le dortoir des célibataires

Vous terminez la visite dans le dortoir des célibataires, où dormaient les ouvriers non mariés. Une exposition permanente y raconte le quotidien de ceux qui ont fait tourner la forge pendant un siècle, entre les heures passées au feu et celles passées aux champs, selon le modèle de la ferme-atelier.

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    Vue du bassin et de la roue extérieure au musée de la Taillanderie © Sylvain Debray
    Vue du bassin et de la roue extérieure au musée de la Taillanderie © Sylvain Debray
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    Martinet de forge au musée de la Taillanderie © Sylvain Debray
    Martinet de forge au musée de la Taillanderie © Sylvain Debray
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    Exemple d'outils taillants au musée de la Taillanderie © Sylvain Debray
    Exemple d'outils taillants au musée de la Taillanderie © Sylvain Debray
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    Musée de la Taillanderie © JGS25 - CC BY 4.0
    Musée de la Taillanderie © JGS25 - CC BY 4.0
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    Visitez le Musée de la Taillanderie dans le Doubs avec le Pass Patrimoine © Sylvain Debray
    Visitez le Musée de la Taillanderie dans le Doubs avec le Pass Patrimoine © Sylvain Debray

Avant votre visite

Le Musée de la Taillanderie, dans le Doubs, est ouvert d'avril à octobre :
 

En avril et en octobre :
du jeudi au dimanche : de 14h à 15h30

 

En mai et en juin : 
du mercredi au dimanche : de 10h à 12h puis de 14h à 17h30

 

En juillet, août et septembre :
tous les jours sauf les lundi et vendredi : de 10h à 13h et de 14h à 18h

Le Musée de la Taillanderie à Nans-sous-Sainte-Anne dans le Doubs en Bourgogne-Franche-Comté est accessible :

 

En voiture :

  • depuis Salins-les-Bains : suivre la direction de Nans-sous-Sainte-Anne, puis la D492 jusqu'au musée.
  • depuis Ornans : suivre la direction de Nans-sous-Sainte-Anne, puis la D492 jusqu'au musée.
  • depuis Besançon : prendre la direction de Salins-les-Bains, puis la D492 vers Nans-sous-Sainte-Anne.
  • depuis Paris, Lyon ou Bordeaux : rejoindre Besançon ou Salins-les-Bains, puis suivre les indications vers Nans-sous-Sainte-Anne et la D492.
Parking gratuit
Parking vélos

Accès poussette
Accès handicapés & PMR
Animaux acceptés
Parking dédié PMR

Visite guidée
Plein
8,50 €
Enfant
5 €

Toilettes
Aire de pique-nique
Boutique

La Taillanderie : 2 siècles d'histoire, de la forge au musée

Au fond d'une vallée reculée du massif du Jura, à Nans-sous-Sainte-Anne, l'homme a su tirer parti de tout ce que le lieu offre : l'eau du ruisseau de l'Arcange, le bois des forêts et le minerai. Un savoir-faire exceptionnel s'est bâti ici sur la maîtrise du feu, de l'air, de l'eau et de la terre.

Ancienne carte postale au musée de la Taillanderie

1828 : première taillanderie au Creux de la Doye

La famille Lagrange établit en 1828 une première taillanderie au Creux de la Doye, en exploitant la force du ruisseau de l'Arcange. Dix ans plus tard, Arsène Lagrange relève le martinet tombé en ruine et lance véritablement l'outil de production qui traversera le XIXe siècle.

Ancienne carte postale au musée de la Taillanderie

Musée de la Taillanderie © JGS25 - CC BY 4.0

1865 : la famille Philibert reprend la forge

Louis Joseph Philibert reprend la forge et engage une modernisation profonde des installations, notamment entre 1881 et 1891. Sous l'impulsion de la famille, l'atelier connaît son apogée entre 1895 et 1914 : une vingtaine d'ouvriers fabriquent jusqu'à 30 000 outils par an, acheminés vers plus de 25 départements français, en Suisse et en Afrique du Nord. La taillanderie poursuit son activité jusqu'à la fermeture définitive en 1969.

Musée de la Taillanderie © JGS25 - CC BY 4.0

Années 70 : le rachat qui sauve le site

À la fermeture de l'usine, Jean-Claude Freyburger rachète le site et s'engage dans sa préservation. Au début des années 1980, la Taillanderie ouvre ses portes comme musée. Le site est classé au titre des monuments historiques en 1984. Aujourd’hui, le site ne perçoit aucune subvention de fonctionnement : son entretien repose exclusivement sur les recettes de la billetterie.

Vos contacts

Site internet : Musée de la Taillanderie

+33 (0)6 59 64 97 21

lataillanderie@wandoo.fr