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Visitez le musée de la Boissellerie, dans le Jura, avec le Pass Patrimoine. © Jean-Baptiste Rivasseau

Musée de la Boissellerie

12 Rue du Petit Pont
39220 Bois d'Amont
France

Musée
Industrie / Savoir-faire
XIXe siècle

Depuis le XVIIe siècle, les boisseliers de Bois-d'Amont transforment l'épicéa en boîtes à fromage, en coffrets et en jouets. Lorsque l'activité décline, des passionnés fondent en 1978 l'association Les Gardiens de la Boissellerie. Aujourd'hui, dans les Ateliers de l'Oncle Arsène, une turbine hydraulique tourne encore pour vous.

Les incontournables

Découvrez 2 parcours complémentaires pour entrer dans la vie d’un village de montagne : d’un côté, les ateliers, leurs machines et leurs copeaux ; de l’autre, le quotidien d’une famille bois-d’amonière, ses casseroles, ses jouets et ses secrets.

Entre les 2, une même question : comment ce village du Haut-Jura a-t-il pu créer les boîtes de fromage du monde entier ?

Scénovision : « Rêves dans la maison de Madeleine »

Au fil de 3 salles, qui vous plongent dans des décors reconstitués autour des boîtes à musique, d’une vieille cuisine avec son fourneau et d’une salle de classe d’antan, vous suivez le parcours-spectacle « Rêves dans la maison de Madeleine ».

Madeleine y partage avec Manon et Robin des récits inspirés de la mémoire de Bois-d’Amont et de l’histoire des boisseliers. Projections, musique, jeux de lumière, décors animés et effets spéciaux font évoluer les espaces au fil du récit. Cette scénovision de évoque les savoir-faire du bois et la vie quotidienne dans le Haut-Jura.

Cuisine de Madeleine au musée de la Boissellerie © Noémie Lacarelle

Cuisine de Madeleine au musée de la Boissellerie © Noémie Lacarelle

La Scierie

Le musée est installé dans une ancienne scierie rénovée après une incendie déclenché en 1957. Le parcours vous permet de découvrir une machine toujours en fonctionnement : turbine hydraulique actionne ici une scie à châssis à lame alternative, aussi appelée « battante ». Elle constitue un témoignage vivant du savoir-faire technique et hydraulique qui a façonné l'histoire industrielle du Haut-Jura.

Battante du musée de la Boissellerie © Noémie Lacarelle

Battante du musée de la Boissellerie © Noémie Lacarelle

Machine à vapeur

L'ingénierie est au cœur de notre visite. Vous observez la machine à vapeur, toujours en état de fonctionnement. Elle témoigne de l’ingéniosité technique qui animait les ateliers du Haut-Jura.

Machine à vapeur au musée de la Boissellerie © Romane Vandel

Machine à vapeur au musée de la Boissellerie © Romane Vandel

La targeuse

Admirez cette machine, inventée par les boisseliers de Bois-d’Amont à la fin du XIXᵉ siècle : la targeuse mécanise la fabrication des fines lanières d’épicéa, appelées « targes » et destinées à former le pourtour des boîtes à fromage ou à pharmacie.

Au musée, sa mise en fonctionnement restitue le geste des artisans et montre comment l’ingéniosité locale a accompagné l’essor de la boissellerie jurassienne. Elle témoigne aussi d’une production progressivement mécanisée, avant le recul des boîtes en épicéa au profit du carton et du peuplier au XXe siècle.

La roue à augets

Dans le musée, la force de l’eau anime plusieurs machines autrefois indispensables aux activités rurales. La roue à augets, alimentée par le cours d’eau, transforme l’énergie hydraulique en mouvement mécanique, transmis par un arbre et des engrenages. Elle actionne notamment le battoir à chanvre, qui sépare les fibres de la tige, et le moulin à orge, qui broie les grains.

Nouveau parcours de visite du musée de la Boissellerie © Noémie Lacarelle

Nouveau parcours de visite du musée de la Boissellerie © Noémie Lacarelle

La collection de skis

Dans la salle principale du musée, au rez-de-chaussée, vous découvrez une collection toute particulière. À Bois-d’Amont, le savoir-faire du bois s’est aussi exprimé dans la fabrication des skis. Des milliers de paires de skis alpins, notamment produits par Lacroix, et de skis de fond, fabriqués par Vandel, sont sorties des ateliers du village.

Les collections retracent cette histoire industrielle et sportive. Vous apprenez l’évolution des techniques de fabrication des skis, des formes et des usages, mais aussi de la place du Haut-Jura dans l’essor des sports d’hiver.

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    Vue extérieure du musée de la Boissellerie © Vinckie, CC BY-SA 4.0
    Vue extérieure du musée de la Boissellerie © Vinckie, CC BY-SA 4.0
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    Forum des associations du musée de la Boissellerie © Noel Buffard
    Forum des associations du musée de la Boissellerie © Noel Buffard
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    Nouveau parcours de visite du musée de la Boissellerie © Noémie Lacarelle
    Nouveau parcours de visite du musée de la Boissellerie © Noémie Lacarelle
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    Cuisine de Madeleine au musée de la Boissellerie © Noémie Lacarelle
    Cuisine de Madeleine au musée de la Boissellerie © Noémie Lacarelle
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    Battante du musée de la Boissellerie © Noémie Lacarelle
    Battante du musée de la Boissellerie © Noémie Lacarelle

Avant votre visite

Le Musée de la Boissellerie dans le Jura est ouvert :
 

Du mercredi au dimanche : de 9h15 à 12h30 puis de 13h45 à 17h30

 

  • Fermetures exceptionnelles les 4, 5 et 12 novembre
  • Fermeture annuelle du 16 novembre au 8 décembre

 

Accèdez au Musée de la Boissellerie dans le Jura :
 

En voiture :

  • Depuis Les Rousses : D29e1 (route du Noirmont), puis D29e2 (route du Lac et rue des Couenneaux) jusqu’à Bois-d’Amont ; comptez environ 10 minutes pour 9 km.
  • Depuis Morez : prendre la N5 direction Genève/Gex, puis la Route du Génie, la Route des Rousses-d’Amont et la D29e2 jusqu’à Bois-d’Amont ; comptez environ 20 minutes pour 18 km.
  • Depuis Genève : suivre la D1005 vers Gex, puis la N5 direction Les Rousses/Morez et rejoindre Bois-d’Amont par la route du secteur des Rousses.
  • Depuis Paris : emprunter l’A6, l’A36 et l’A39, sortir à Poligny, suivre la RN5 jusqu’à Morez, puis la N5 et la D29e2 vers Bois-d’Amont.
  • Depuis Lyon : prendre l’A40 puis l’A404 vers Oyonnax, continuer par la D436 vers Saint-Claude, puis la D437 jusqu’à Morez et la route du secteur des Rousses vers Bois-d’Amont.
  • Depuis Bordeaux : rejoindre Lyon par l’A89, puis suivre l’A40/A404 vers Oyonnax, la D436 jusqu’à Saint-Claude, puis Morez et Bois-d’Amont.

 

En train et en bus :

  • Depuis Morez : prendre le train sur la ligne Dole–Saint-Claude jusqu’à la gare de Morez, puis la ligne régionale Mobigo LR306 en direction de Bois-d’Amont.
  • Depuis Nyon et la Suisse : prendre le train NStCM jusqu’à La Cure, puis poursuivre par la route vers Bois-d’Amont ; la ligne LR306 dessert l’axe Morez–Les Rousses–Bois-d’Amont.Navettes hivernales :
  • Depuis Les Rousses : une desserte hivernale est indiquée en direction de Bois-d’Amont.

 

À vélo :

  • Depuis Les Rousses : suivre l’itinéraire routier par la D29e1 puis la D29e2 vers Bois-d’Amont.
  • Depuis La Cure : suivre la D415 en direction de Bois-d’Amont.
Parking gratuit

Deux parkings à disposition : un comprenant une dizaine de places à 50 mètres du musée et un comprenant une centaine de places à 100 mètres du musée (parking de la tourbière).

Accès poussette
Accès handicapés & PMR

L'entièreté des visites est accessible en fauteuil roulant.

Animaux acceptés

Chiens tenus en laisse. Attention les machines sont assez bruyantes. Nous nous réservons le droit de demander de sortir de la visite si l'animal dérange celle-ci.

Visite guidée
Adulte
15 €
Etudiant
14 €
Réduit
11 €
Enfant et personne à mobilité réduite

Toilettes
Espace bébé
Aire de pique-nique

Aire de pique-nique indépendante du musée à 50 mètres.

Boutique

Boutique ouverte sur les horaires d'ouvertures du musée avec une large gamme de produits artisanaux majoritairement Jurassiens.

Histoire de la boissellerie : un artisanat qui renaît de ses cendres

Tout commence par une rencontre et une passion commune pour un savoir-faire local menacé d'oubli. D'une simple exposition, le projet grandit peu à peu, porté par des bénévoles convaincus de la valeur de ce patrimoine.

Après la cession et la remise en état du site Arbez-Gindre, cette aventure collective donne naissance au Musée de la Boissellerie, toujours vivant et en constante évolution.

Vue extérieure du musée de la Boissellerie © Vinckie, CC BY-SA 4.0

XVIIe siècle : aux origines du savoir-faire de la boissellerie

Au XVIIe siècle, les défricheurs installés dans la vallée de l’Orbe doivent composer avec les longs hivers jurassiens, qui interrompent les travaux agricoles et forestiers. Pour occuper cette saison, ils développent un savoir-faire dans le travail du bois et se spécialisent dans la fabrication de récipients et d’objets utilitaires.

Ces premiers artisans, appelés « boîtiers » en raison de leur production, sont à l’origine du métier de boisselier, qui devient progressivement une activité emblématique de Bois-d’Amont et du Haut-Jura.

Vue extérieure du musée de la Boissellerie © Vinckie, CC BY-SA 4.0

1789-1800 : diversification de l’activité

À la fin du XVIIIe siècle, les boisseliers diversifient leur production pour répondre à de nouveaux usages. Vers 1789, apparaissent les boîtes à cirage ovales, adaptées au conditionnement des produits d’entretien. Dès 1800, les ateliers fabriquent également des boîtes rondes, puis des boîtes à pharmacie. Cette évolution élargit les débouchés de la boissellerie et inscrit durablement les petits contenants en bois dans le commerce et la vie quotidienne.

1868 : expansion et crise de la boissellerie

À partir de 1868, la boissellerie devient l’activité économique dominante de Bois-d’Amont. La production s’intensifie et le village dépend désormais étroitement des commandes et des fluctuations du marché. Cette spécialisation rend l’économie locale vulnérable : lorsque la production dépasse la demande, les prix s’effondrent et les ateliers peinent à écouler leurs marchandises. Les crises de surproduction entraînent alors chômage, baisse des revenus et périodes de grande misère pour une population largement dépendante du travail du bois.

1890-1910 : le renouveau

Entre 1890 et 1910, la boissellerie de Bois-d’Amont trouve un débouché décisif. Germain Lacroix développe la fabrication de boîtes adaptées aux fromages ronds, notamment au conditionnement des meules.

Cette production répond à l’essor de l’industrie fromagère et ouvre aux boisseliers un marché durable et considérable. La spécialisation transforme l’économie du village et contribue à sa prospérité.

En 1910, Joseph Lamy fils franchit une nouvelle étape avec la construction de la première usine de boissellerie, marquant l’entrée dans une production véritablement industrielle.

1957 : la destruction d’un métier

En 1957, un violent incendie frappe la vallée de l’Orbe et marque profondément Bois-d’Amont. Plusieurs habitations sont détruites, ainsi que la scierie Arbez-Gindre, installée au bord du cours d’eau.

Le sinistre bouleverse le paysage industriel du village et met fin à l’activité de la scierie, dont le site sera plus tard reconverti pour accueillir le Musée de la Boissellerie. Dans un contexte où la boissellerie connaît déjà son déclin, l’incendie symbolise la fin d’une époque : celle d’un village entièrement tourné vers le travail du bois.

Forum des associations du musée de la Boissellerie © Noel Buffard

Années 1970 : les prémices du musée

Dans les années 1970, l’exposition de Noël Buffard et Claudine Chauvin-Bousset donne naissance à une aventure collective. En 1978, l’association « Les Gardiens de la Boissellerie » porte le projet d’un véritable musée.

Dans les années 1980, la cession du site Arbez-Gindre permet d’engager sa création. Ravagé par l’incendie de 1957, le lieu ne conserve que la turbine Fontaine, seul vestige de l’ancienne scierie. Adultes et enfants se mobilisent bénévolement pour reconstruire et aménager le site, avec une ambition commune : préserver la mémoire et les savoir-faire du village.

Forum des associations du musée de la Boissellerie © Noel Buffard

Reconstruction du barrage du musée de la Boissellerie © Noel Buffard

Les années 1990 : ouverture du musée

En 1992, le Musée de la Boissellerie ouvre officiellement dans la scierie restaurée et accueille plus de 16 000 visiteurs dès sa première année. Le moulin, à son tour rénové, ouvre en 1994. Dans les années 2000, la fréquentation atteint jusqu’à 35 000 visiteurs annuels.

Après plus de 20 ans, une nouvelle étape s’impose : lancé en 2013, le projet de transformation aboutit après 18 mois de travaux à la réouverture en décembre 2023. Le scénovision « Rêves dans la maison de Madeleine » renouvelle alors l’expérience de visite.

Reconstruction du barrage du musée de la Boissellerie © Noel Buffard

Vos contacts

Site internet : Musée de la Boissellerie

+33 (0)3 84 60 98 79

museedelaboissellerie@gmail.com