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Visitez les Ecuries de Château de Chaumont en Charolais, en Saône-et-Loire ©Xavier Flambard CC BY-SA 4.0
Écuries du château de Chaumont en Charolais

Le château de Chaumont
71220 Saint-Bonnet-de-Joux
France

Château / Fort / Citadelle
Renaissance

Bâties au XVIIe siècle, les écuries de Chaumont-en-Charolais comptent parmi les écuries privées les plus vastes de l'Ancien Régime. Commandées au XVIIe siècle par Henriette de La Guiche pour la garde de son époux, le duc d'Angoulême, elles restent la propriété de la même famille depuis cette période.

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Les incontournables

Des escaliers monumentaux aux combles charpentés, les écuries de Chaumont-en-Charolais dévoilent un parcours structuré autour d'innovations architecturales et d'usages bien pensés. Conçu au XVIIe siècle par François Blondel, l'ensemble s'inspire des principes de Léonard de Vinci. Chaque niveau révèle une fonction précise, entre accueil des chevaux, vie des cavaliers et organisation des ressources équestres.

Les escaliers monumentaux

Devant la façade principale des écuries, 2 escaliers imposants, disposés en U, attirent votre regard. Ils permettent aux cavaliers d'accéder à leur logement, situé à l'étage, sans avoir à traverser les écuries.

Conçus dans un style à la française, ils constituent l'une des premières interventions connues de Blondel. 25 ans plus tard, dans son Cours d'architecture, il formalise la « règle de Blondel » : un rapport précis entre hauteur de marche et profondeur du giron, principe toujours cité dans les règles de construction. Ces escaliers en seraient l'une des premières applications.

Ecuries du Château de Chaumont-en-Charolais ©Xavier Flambard - CC BY-SA 4.0

Ecuries du Château de Chaumont-en-Charolais ©Xavier Flambard - CC BY-SA 4.0

La triple nef du rez-de-chaussée

Au rez-de-chaussée, vous admirez la triple nef voûtée d'arêtes, qui repose sur 2 alignements de colonnes toscanes. Elle est réalisée entre 1648 et 1652, d'après le modèle des « écuries idéales » imaginé par Léonard de Vinci, 150 ans auparavant. Vous avancez dans l'allée centrale, bordée, de part et d'autre, de boxes pour les chevaux. Chaque détail est réfléchi. Ainsi, le sol en pente guide naturellement l'écoulement du purin vers un système souterrain, alliant hygiène et praticité.

L'étage : logement des cavaliers

Bâties pour recevoir la garde du duc d'Angoulême, les écuries du domaine de Chaumont-en-Charolais sont dotées, à l'étage, de pièces de vie. Vous découvrez un espace au décor sobre, agrémenté de 2 cheminées monumentales, offrant un confort minimal. Vous constatez que les larges baies vitrées, permettant de faire entrer la lumière naturelle, sont beaucoup plus simples qu'au rez-de-chaussée.

Les combles : grenier à foin

Dernier des 3 niveaux des écuries, les combles conservent une charpente apparente, en partie reprise au XVIIIe siècle. L'allée centrale permet de stocker le foin à l'abri de l'humidité et des rongeurs. Sur les côtés, vous remarquez l'entrée des conduits permettant aux palefreniers de faire descendre le foin directement dans les boxes des chevaux. Des lucarnes permettent d'éclairer les combles et de faciliter ce travail.

Avant votre visite

Les Ecuries du château de Chaumont en Charolais, en Saône-et-Loire est ouvert : 
 
Du 21 juillet au 20 septembre

Du mardi au dimanche

De 11h00 à 18h00

 

Toute l'année sur réservation pour les groupes

Rejoignez les les Ecuries du château de Chaumont en Charolais, au cœur du Charolais Brionnais, en Saône-et-Loire, en Bourgogne Franche-Comté :
  • En voiture : Le domaine est situé entre Charolles et Cluny, sur les hauteurs du Charolais. 

    À 55 min de Mâcon TGV, 40 min du Creusot TGV, 25 min de Paray-le-Monial, 1h10 de Lyon, 1h40 de Dijon, 2h de Genève.

Parking gratuit

Accès handicapés & PMR
Animaux acceptés

Visite libre
Adulte
10 €
Enfant jusqu'à 12 ans
5 €

Toilettes
Boutique
Wifi public

Des écuries dignes du duc et de la duchesse d'Angoulême

Du château Renaissance édifié par Pierre de La Guiche aux écuries inspirées de Léonard de Vinci, le site de Chaumont-en-Charolais traverse les siècles. Porté par Henriette de La Guiche au XVIIe siècle, puis sauvegardé à la Révolution, il se réinvente au XIXe siècle avant d'être restauré à l'époque contemporaine par les descendants de sa commanditaire. Aujourd'hui, cet ensemble préservé vous invite à découvrir l'histoire étonnante de ce lieu d'exception.

Début XVIe siècle : reconstruction du château de Chaumont-en-Charolais

Le château de Chaumont-en-Charolais renaît, au début du XVIe siècle, sous l'impulsion de Pierre de La Guiche, ambassadeur de France en Espagne. Sur les vestiges d'un ancien château médiéval partiellement détruit en 1477, une nouvelle demeure de style Renaissance à la française est édifiée. La tour d'Amboise, reconnaissable à son couronnement crénelé, en constitue le point de départ. L'ensemble est complété par plusieurs corps de bâtiment construits jusqu'à la fin du XVIe siècle.

Philibert de La Guiche ©Romainbehar CC0 Domaine public

1600 : naissance d'Henriette de La Guiche, commanditaire des écuries

Henriette de La Guiche appartient à la plus haute noblesse. Née en 1600, elle reçoit pour parrain le roi Henri IV. Fille de Philibert de La Guiche, elle hérite très jeune d'un solide ancrage politique et financier. Veuve à 26 ans, elle se remarie avec Louis-Emmanuel de Valois, petit-fils naturel du roi Charles IX et futur duc d'Angoulême. Gouverneur de Provence et titulaire de commandements militaires, il est chargé de l'inspection et de l'administration des troupes royales dans différentes provinces du royaume. Soucieuse de l'aura politique de son couple, Henriette commande de nouvelles écuries majestueuses pour la garde du duc, son époux.

Philibert de La Guiche ©Romainbehar CC0 Domaine public

1648 : construction des écuries de Chaumont-en-Charolais

Les écuries du château de Chaumont-en-Charolais sont édifiées entre 1648 et 1652, sous la direction de François Blondel, alors jeune ingénieur proche du duc d'Angoulême. Cette réalisation compte parmi ses premières interventions avant une carrière au service du roi Louis XIV. Le chantier est confié à l'entrepreneur François Martel, qui mobilise des artisans locaux. L'ensemble, encore visible aujourd'hui, se distingue par son organisation régulière et ses escaliers en U, caractéristiques de l'architecture élégante et ostentatoire des grandes écuries aristocratiques du XVIIe siècle.

XIXe siècle : reprise en main du domaine

À la Révolution, le château et son domaine sont fortement dégradés : en 1801, seuls subsistent l'aile Est, construite au début du XVIe siècle, et les écuries. La famille La Guiche reprend possession de son domaine et, dans les années 1860, fait appel à Charles-Jean Laisné pour faire renaître l'aile Ouest du château dans le style néogothique. Cet ensemble toujours debout aujourd'hui reste la demeure familiale des La Guiche et ne se visite pas. Épargnées par les destructions révolutionnaires puis l'occupation allemande, les écuries conservent leur structure du XVIIe siècle, agrémentées de quelques aménagements ultérieurs.

2017 : début des grands travaux

Le 21 septembre 1982, les écuries sont classées au titre des monuments historiques, ouvrant la voie à de vastes campagnes de restauration. Depuis 2017, les travaux ont amélioré les charpentes et planchers des combles, les escaliers monumentaux et le clos couvert. Les boiseries ont été intégralement renouvelées et les voûtes d'arêtes rejointoyées. Ces interventions ont permis d'ouvrir progressivement l'ensemble au public.