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Visitez le domaine de Trianon au château de Versailles avec le Pass Patrimoine © Thomas Garnier
Domaine de Trianon

Porte Saint-Antoine
78000 Versailles
France

Jardin / Parc
Château / Fort / Citadelle
Classique

Au domaine de Trianon, à Versailles, les rois posent l'étiquette à la porte. Vous entrez chez Louis XIV, qui commande à Hardouin-Mansart un palais de marbre rose en 1687. Vous poursuivez chez Marie-Antoinette : le Petit Trianon, offert par Louis XVI en 1774, puis son théâtre, puis le hameau de la Reine. 3 refuges, 3 façons de s’éloigner de la Cour. Vous y parcourez également les parterres du jardin français ou les chemins du jardin anglais.

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Les incontournables

Au domaine de Trianon tout est fait pour la vie privée des souverains, loin des fastes de la Cour. Le domaine est composé de 2 châteaux : le Grand Trianon, dit « Trianon de marbre » pour le marbre rose du Languedoc qui habille une partie de ses façades, et le Petit Trianon, commandé par Louis XV et achevé en 1768.

Le Grand Trianon

Vous entrez sous le péristyle, une galerie ouverte où seules des colonnes de marbre rose séparent la cour des jardins : le vent y passe, et le regard file jusqu'aux parterres. Ce marbre incarnat du Languedoc, veiné de blanc, change de ton selon la lumière.

Vous gagnez l'aile sud, où les pièces se suivent en enfilade : le salon des Glaces, dont les miroirs se répondent d'un mur à l'autre, puis la chambre de l'impératrice.

Dans l'aile nord, au salon des Malachites, plateaux et vases sont taillés dans une pierre d'un vert soutenu, polie jusqu'à refléter la pièce. Plus loin viennent le salon Frais et le cabinet topographique. Vous terminez votre découverte par la galerie des Cotelle, où 24 tableaux alignés font défiler les bosquets du domaine, dont 21 peints par Jean Cotelle.

Dehors, les parterres de fleurs vous mènent jusqu'au Buffet d'eau, une fontaine de marbre.

Grand Trianon vu en drone © Thomas Garnier

Grand Trianon vu en drone © Thomas Garnier

Le jardin français et le Pavillon français

Le tracé est régulier : allées droites, parterres qui se répondent et au centre le Pavillon français. C'est une rotonde entourée de 4 petites ailes, que l'architecte Ange-Jacques Gabriel bâtit pour Louis XV de 1749 à 1750. Une balustrade court en haut des murs et dissimule les toitures. Chaque façade a sa saison : le printemps regarde vers l'est, l'été vers le sud, l'automne vers l'ouest et l'hiver vers le nord. Un tour du calendrier en tournant simplement autour du pavillon. Sur la toiture, des groupes d'enfants sculptés les accompagnent.

De l'autre côté du parterre, le Pavillon frais lui répond depuis 1753, sous son décor de treillage. En vous avançant un peu plus loin, vous pouvez admirer la chapelle de 1772 et le théâtre de la Reine, dont l'intérieur ne se découvre qu'en visite guidée.

Le Petit Trianon dans le Domaine de Trianon © Thomas Garnier

Le Petit Trianon dans le Domaine de Trianon © Thomas Garnier

Le Petit Trianon

Louis XV veut vivre au plus près de ses cultures et de son potager d'essai. Il commande le Petit Trianon à Ange-Jacques Gabriel en 1758 ; le chantier est mené de 1762 à 1768. Il y prend son premier repas le 11 septembre 1769, et la chapelle est achevée en 1772.

Poussez la porte ouvrant sur un vestibule et montez l'escalier : la rampe de fer forgé mêle à ses volutes les initiales « MA » de la reine. À l'étage s'enchaînent la salle à manger et le salon de compagnie, la pièce où l'on reçoit ; une lanterne de bronze doré y éclaire un piano-forte et une harpe.

Dans la chambre, les bois sculptés du lit et des sièges laissent apparaître des gerbes de blé, du lierre et du muguet : ce décor champêtre donne son nom au mobilier « aux épis », livré pour la reine en 1787. Le boudoir voisin cache sous son plancher un mécanisme qui fait remonter des panneaux de glace devant les fenêtres, de quoi se soustraire aux regards sans fermer les volets. On l'appelle pour cela le cabinet des glaces mouvantes.

Le hameau de la reine dans le Domaine de Trianon © Thomas Garnier

Le hameau de la reine dans le Domaine de Trianon © Thomas Garnier

Le jardin anglais

L'architecte de la reine, Richard Mique, le dessine avec le peintre Hubert Robert et le jardinier Antoine Richard. Vous quittez iciles parterres réguliers pour le jardin anglo-chinois voulu par Marie-Antoinette : plus une seule ligne droite, les allées serpentent entre des collines et des rochers façonnés de main d'homme. Le paysage change à chaque tournant. Admirez également le Belvédère : achevé en 1781, il compte 8 pans. Au-dessus de chacune de ses 4 fenêtres, un bas-relief donne une saison, et par les portes-fenêtres on aperçoit un plafond de ciel bleu où jouent des Amours.

Plus loin, sur une île de la rivière, 7 marches montent au Temple de l'Amour et à ses 12 colonnes, autour d'une copie de L'Amour taillant son arc dans la massue d'Hercule.

Maison de la reine dans le Domaine de Trianon © Thomas Garnier

Maison de la reine dans le Domaine de Trianon © Thomas Garnier

Le hameau de la Reine

Marie-Antoinette en confie le dessin à Richard Mique, qui bâtit l'ensemble entre 1783 et 1786. Les 10 fabriques forment un arc de cercle sur la rive du Grand Lac : le meilleur point de vue se trouve de l'autre côté de l'eau.

D'un côté du pont à l'autre, l'usage change. Au sud, des maisons d'agrément, dont la maison de la Reine, la seule couverte de tuiles, reliée à la maison du Billard par une galerie de bois. Au-delà, une exploitation qui produit vraiment, avec potagers, pieds de vignes et vergers, même si la roue du moulin ne tourne que pour l'œil.

Le hameau de la Reine dans le Domaine de Trianon © Thomas Garnier

Le hameau de la Reine dans le Domaine de Trianon © Thomas Garnier
Galerie photos
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    Visitez le domaine de Trianon au château de Versailles avec le Pass Patrimoine © Thomas Garnier
    Visitez le domaine de Trianon au château de Versailles avec le Pass Patrimoine © Thomas Garnier
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    Le Petit Trianon dans le Domaine de Trianon © Thomas Garnier
    Le Petit Trianon dans le Domaine de Trianon © Thomas Garnier
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    Le hameau de la reine dans le Domaine de Trianon © Thomas Garnier
    Le hameau de la reine dans le Domaine de Trianon © Thomas Garnier
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    Appartement empereur © Thomas Garnier
    Appartement empereur © Thomas Garnier
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    Maison de la reine dans le Domaine de Trianon © Thomas Garnier
    Maison de la reine dans le Domaine de Trianon © Thomas Garnier

Avant votre visite

Le Domaine de Trianon, à Versailles, dans les Yvelines, est ouvert toute l'année :
 

D’avril à octobre :
du mardi au dimanche : de 12h à 18h30 

Dernière entrée à 17h45. 

 

De novembre à mars :
du mardi au dimanche : de 12h à 17h30 

Dernière entrée à 16h45.

Le Domaine de Trianon, à Versailles dans les Yvelines, est accessible directement par la porte Saint-Antoine, située sur la D186, en arrivant par Le Chesnay. 

 

Le billet d’accès au Domaine de Trianon ne permet pas de visiter le château de Versailles ni de traverser les jardins. Les visiteurs doivent donc se rendre directement à la porte Saint-Antoine, sans passer par l’entrée principale du château. 

 

En train 

  • Depuis Paris, par le RER C : descendre à la gare de Versailles Château - Rive Gauche. La porte Saint-Antoine se trouve à environ 2,9 km, soit 40 minutes à pied. L’itinéraire conseillé passe par l’allée de la Porte Saint-Antoine. 
  • Depuis Paris-Montparnasse : prendre un train SNCF jusqu’à la gare de Versailles Chantiers. La porte Saint-Antoine se trouve à environ 3,7 km, soit 50 à 55 minutes à pied. L’itinéraire le plus direct rejoint l’allée de la Porte Saint-Antoine sans passer par le château ni les jardins. 
  • Depuis Paris-Saint-Lazare : prendre un train SNCF jusqu’à la gare de Versailles Rive Droite. La porte Saint-Antoine se trouve à environ 2,1 km, soit 30 minutes à pied. L’itinéraire peut notamment passer par la rue Berthier et la rue de l’Ermitage, ou par le boulevard Saint-Antoine. 

 

En bus local 

Depuis les gares de Versailles, il est également possible de rejoindre la porte Saint-Antoine avec le réseau local : 

  • Depuis Versailles Château - Rive Gauche : rejoindre l’arrêt Europe Saint-Cloud, puis prendre la ligne 6205 en direction de la porte Saint-Antoine. Le trajet complet, marche comprise, dure environ 30 minutes. 
  • Depuis Versailles Rive Droite : la ligne 6205 peut être prise directement à proximité de la gare. Le trajet dure environ 15 à 20 minutes, marche comprise. 
  • Depuis Versailles Chantiers : rejoindre la gare routière, quai C, puis prendre la ligne 7826. Le trajet dure environ 25 minutes, marche comprise. La fréquence observée est d’environ un bus toutes les 30 minutes, selon les horaires. Voir l’itinéraire en transports en commun Les lignes et horaires de bus étant susceptibles d’évoluer, il est recommandé de vérifier l’itinéraire le jour de la visite sur le site ou l’application du réseau Île-de-France Mobilités. 
  • La ligne RATP 171, au départ du Pont de Sèvres, dessert le château de Versailles mais ne constitue pas un accès direct à la porte Saint-Antoine. 

 

En voiture 

  • Depuis Paris : prendre l’A13 en direction de Versailles, puis suivre la direction de Le Chesnay et la D186 jusqu’à la porte Saint-Antoine. Ne pas suivre les indications vers l’entrée principale du château. 
  • Depuis Bordeaux : suivre l’A10 en direction de Paris, puis rejoindre l’A86 en direction de Versailles. Suivre ensuite la direction de Le Chesnay et de la porte Saint-Antoine. 
  • Depuis Lyon : suivre l’A6 en direction de Paris, puis l’A86 vers Versailles. Rejoindre ensuite la D186 en direction de Le Chesnay et de la porte Saint-Antoine. 
  • Depuis Rouen : prendre l’A13 en direction de Versailles, puis suivre la direction de Le Chesnay et la D186 jusqu’à la porte Saint-Antoine.

Visite libre du Domaine de Trianon
Adulte
12 €
Moins de 26 ans
Gratuit

Histoire du Domaine de Trianon : havre de paix des rois et des reines

Le domaine de Trianon, à l'écart du château de Versailles, est né d'une envie que se transmettent les souverains : celle d'avoir un refuge, loin du regard de la Cour. Louis XIV s'y fait bâtir une retraite dès 1670, puis un palais de marbre où il vit en famille. Louis XV en fait un domaine de sciences. Louis XVI offre le Petit Trianon à Marie-Antoinette en 1774, et elle y vit à sa façon jusqu'au 5 octobre 1789. Napoléon Ier, Louis-Philippe puis l'impératrice Eugénie s'y succèdent

Grand Trianon dans le Domaine de Trianon © Thomas Garnier

1670 : le refuge de Louis XIV

En 1670, Louis XIV fait élever un pavillon sur l'emplacement d'un ancien village dont le domaine garde le nom. Ses murs disparaissent sous un habillage de carreaux de faïence bleus et blancs, imitation d'une porcelaine chinoise alors hors de prix. De là vient son nom :

. Il permet au roi de fuir les fastes de la Cour et d’y abriter ses amours avec Madame de Montespan, sa favorite. Fragile, il ne dure que le temps de cette liaison. Louis XIV le fait détruire en 1687 pour le remplacer par un bâtiment durable

Grand Trianon dans le Domaine de Trianon © Thomas Garnier

Appartement De Gaulle © Thomas Garnier

1687 : le palais de marbre et la vie de famille

Jules Hardouin-Mansart, premier architecte du roi, élève le Grand Trianon sur l'emplacement du pavillon détruit, en 1687. Il suit à la lettre les indications d'un roi qui surveille le chantier de très près, jusqu'à trancher lui-même sur des choix d'architecture. Les jardiniers plantent les fleurs dans des pots qu'ils enfoncent en pleine terre : le décor se remplace du jour au lendemain, et le parterre sous les fenêtres du roi n'est jamais 2 fois le même.

Louis XIV y occupe un appartement de 1691 à 1703, Madame de Maintenon, son épouse secrète, un autre. Peu avant sa mort, en 1708, Mansart ajoute l'aile de Trianon-sous-Bois : enfants et petits-enfants du roi ne tiennent plus dans les appartements existants.

Appartement De Gaulle © Thomas Garnier

Appartement empereur © Thomas Garnier

1749 : Louis XV fait de Trianon un domaine de sciences

Le roi fait aménager une ménagerie, c'est-à-dire un ensemble de bâtiments où l'on élève et présente des animaux. Il confie ensuite le jardin fleuriste à Claude Richard, jardinier issu d'une famille de jardiniers du roi, qui en devient le jardinier en titre.

Des serres chaudes, chauffées pour maintenir les plantes en vie l'hiver, permettent d'acclimater des espèces venues de loin. Le botaniste Bernard de Jussieu est appelé en 1759 pour organiser le jardin botanique et classer les espèces.

Appartement empereur © Thomas Garnier

Le Petit Trianon au château de Versailles © Thomas Garnier

Avril 1774 : la mort de Louis XV et le don à Marie-Antoinette

Louis XV gagne le Petit Trianon le 26 avril 1774 et se réveille souffrant le lendemain matin. Le 28, son Premier chirurgien ordonne son transfert à Versailles, où il meurt de la petite vérole le 10 mai.

Louis XVI offre alors le Petit Trianon à Marie-Antoinette, qui en fait son lieu de prédilection. Elle s'y entoure d'un petit nombre de proches qu'elle choisit elle-même, loin des règles très strictes qui encadrent chaque geste de la vie de cour.

Petit Trianon dans le Domaine de Trianon © Thomas Garnier

Le hameau de la Reine au château de Versailles © Thomas Garnier

Le hameau de la Reine

Marie-Antoinette en confie le dessin à Richard Mique, qui bâtit l'ensemble entre 1783 et 1786. Les 10 fabriques forment un arc de cercle sur la rive du Grand Lac : le meilleur point de vue se trouve de l'autre côté de l'eau.

D'un côté du pont à l'autre, l'usage change. Au sud, des maisons d'agrément, dont la maison de la Reine, la seule couverte de tuiles, reliée à la maison du Billard par une galerie de bois. Au-delà, une exploitation qui produit vraiment, avec potagers, pieds de vignes et vergers, même si la roue du moulin ne tourne que pour l'œil.

Le hameau de la reine dans le Domaine de Trianon © Thomas Garnier

Le Grand Trianon au château de Versailles © Thomas Garnier

5 octobre 1789 : la reine quitte

Marie-Antoinette se promène dans son jardin quand on vient l'avertir que les Parisiens marchent sur Versailles. Elle regagne le château, se retire dans ses appartements, puis rejoint le Dauphin, son fils, et le roi au matin du 6.

Elle ne revient jamais à Trianon : la famille royale quitte Versailles pour Paris ce même 6 octobre. Le Petit Trianon sert un temps d'auberge, et le domaine échappe à la vente grâce au jardinier Antoine Richard.

Le Grand Trianon au château de Versailles © Thomas Garnier

1809-1867 : Napoléon Ier, Louis-Philippe et l'impératrice Eugénie

Napoléon Ier séjourne au Grand Trianon pour la première fois en décembre, après son divorce de Joséphine de Beauharnais, et y séjourne ensuite avec Marie-Louise, archiduchesse d'Autriche devenue sa seconde épouse, qui y dispose de ses appartements de 1810 à 1814.

Le hameau, tombé en ruine, est restauré de 1810 à 1812. Louis-Philippe, roi des Français de 1830 à 1848, aménage ensuite un salon de famille et une chapelle, où sa fille Marie épouse le duc Alexandre de Wurtemberg le 17 octobre 1837, et met le Petit Trianon à la disposition du duc d'Orléans, son fils aîné.

L'impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, y installe en 1867 un musée consacré à Marie-Antoinette, présenté par l'établissement comme la première exposition consacrée à la reine.

Vos contacts

Site internet : Domaine de Trianon

+33 (0)1 30 83 78 00

commercial@chateauversailles.fr

Google Maps : Domaine de Trianon