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Château de Chantilly à visiter dans l’Oise avec le Pass Patrimoine © AG_LC
Domaine de Chantilly

15 rue du Connétable
60500 Chantilly
France

Jardin / Parc
Château / Fort / Citadelle
XIXe siècle

Château du XVIe siècle, jardins de Le Nôtre, Grandes Écuries monumentales et 1 000 peintures anciennes : à Chantilly, vous entrez dans un domaine qui condense 5 siècles de mécénat princier, légué à l’Institut de France pour que chacun puisse en profiter.

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Les incontournables

Dans les galeries du musée Condé, 1 000 peintures vous accueillent dans une mise en scène inchangée depuis 1897. 

Vous passez des appartements princiers du XVIIe siècle au cabinet intime réservé aux Raphaël, puis à la bibliothèque de 30 000 volumes. 

À l’extérieur, suivez le Grand Parterre qui s'étend jusqu'au Grand Canal. Le jardin anglais vous mène ensuite au Hameau. Dans les Grandes Écuries, véritable palais pour chevaux plongez, dans l’univers équestre.

La Galerie de Peinture

Dans les salles du Grand Château, les tableaux se serrent sur les cimaises en plusieurs rangées superposées, Fra Angelico côtoyant Ingres, Poussin répondant à Watteau : aucun siècle, aucune école n'ordonne l'accrochage. Ce n'est pas la vision d'un conservateur, mais celle d'un collectionneur, le duc d’Aumale, qui a réuni des œuvres du XIVe au XIXe siècle.

Traversez la Rotonde, puis la Tribune, avant de rejoindre le Cabinet des Clouet, où s'alignent les portraits des rois et courtisans de la cour des Valois.

Galerie des peintures du Château de Chantilly © Elisa Tato

Galerie des peintures du Château de Chantilly © Elisa Tato

Le Santuario

Après l'enfilade des grandes galeries lumineuses, le Santuario vous plonge dans la pénombre. Le duc d'Aumale a choisi ce mot délibérément italien pour la pièce où il a réuni ses œuvres les plus précieuses.

Vous y admirez 2 Raphaël, dont Les Trois Grâces, petite huile de 17 cm de côté peinte vers 1504, et les 40 feuillets des Heures d'Étienne Chevalier de Fouquet, encadrés tels de véritables tableaux.

Les appartements des princes de Condé

Au premier étage du Petit Château, vous traversez 6 salles en enfilade qui racontent 2 siècles d'apparat princier.

La plus surprenante est la Grande Singerie : décorée en 1737, Christophe Huet y peint des singes qui chassent, soignent et font de la musique, miroir facétieux tendu aux princes qui les contemplent.

Dans la Galerie des Batailles, le cycle de Sauveur Le Conte glorifie les victoires du Grand Condé. Le mobilier, pillé en 1793, a été reconstitué par le duc d'Aumale, avec des commodes de Riesener revenues de Versailles.

Le Cabinet des livres

Dans cette longue galerie du Petit Château, vous découvrez 37 armoires-bibliothèques renfermant 1 500 manuscrits, 700 incunables et des dizaines de milliers d'imprimés anciens. Parmi eux, les Très Riches Heures du duc de Berry, commencées vers 1411 pour Jean de Berry par les frères de Limbourg : le duc d'Aumale les nommait lui-même « le Roi des manuscrits ». Pour les contempler, il n'existe qu'un seul endroit au monde : cette salle.

Le Grand Parterre

Du haut de la terrasse, le Grand Parterre s'ouvre sous vos yeux d'un coup : 14 hectares de parterres réguliers, de miroirs d'eau et de fontaines jusqu'au Grand Canal, long de 2,5 km, créé par dérivation de la Nonette. Le célèbre jardinier de Louis XIV, André Le Nôtre, conçoit ce projet à partir de 1663 pour le Grand Condé, sur un terrain marécageux entièrement reconquis. La restauration de 2009 a retrouvé l'ingéniosité du réseau hydraulique d'origine.

Le jardin anglais et le Hameau

Dans le Parc, après le Grand Parterre, vous découvrez 2 espaces distincts. Le jardin anglo-chinois, tracé en 1773 par Jean-François Leroy, abrite le Hameau : 5 maisonnettes à façades rurales dissimulant des intérieurs raffinés. Dix ans avant le Hameau de la Reine à Versailles, c'est ici qu’est né le goût du refuge champêtre.

Un peu plus loin, le jardin anglais dessiné à partir de 1817 déploie ses fabriques romantiques : île d'Amour, temple de Vénus, Pont des Grands Hommes.

Avant votre visite

Le Domaine de Chantilly, dans l'Oise, est ouvert toute l'année :

 

Du 1er avril au 1er novembre :

  • Château : 
    tous les jours : de 10h à 18h
  • Grandes écuries : 
    tous les jours : de 10h à 18h
  • Parc : 
    tous les jours : de 10h à 20h

 

Du 2 novembre au 31 mars :

  • Château : 
    tous les jours : de 10h à 17h
  • Grandes écuries : 
    tous les jours : de 12h à 17h
  • Parc : 
    tous les jours : de 10h à 17h

Le Château de Chantilly à Chantilly, dans l’Oise en région Hauts-de-France, est accessible :

 

En voiture :

  • depuis Paris : emprunter les autoroutes A3 et/ou A1 jusqu’à la sortie Chantilly, ou rejoindre Chantilly par les D316 et D317.
  • depuis Lille et Bruxelles : emprunter l’autoroute A1 jusqu’à la sortie Senlis, puis rejoindre Chantilly.

 

En train :

  • depuis Paris-Gare du Nord : prendre un TER jusqu’à la gare de Chantilly-Gouvieux : environ 25 minutes.
  • depuis Paris-Gare du Nord en RER : prendre le RER D jusqu’à Chantilly-Gouvieux : environ 45 minutes ; le pass Navigo n’est pas valable jusqu’à Chantilly.

 

Depuis la gare de Chantilly-Gouvieux :

  • bus et navette : des bus et navettes gratuits partent du quai A1 de la gare routière, située à côté de la gare SNCF.
  • bus DUC : prendre le bus 645 en direction de Senlis.
  • navette touristique : service disponible les week-ends et jours fériés.
  • à pied : compter environ 20 minutes.
  • en taxi : compter environ 5 minutes.
Parking payant

5 euros par véhicule pour une journée

Accès poussette
Adapté handicap auditif

Audiophones

Visite libre - du 1er avril au 1er novembre
Plein
17,50 €
Réduit
15,50 €
Visite libre - du 2 novembre au 31 mars
Plein
14,50 €
Réduit
12 €

Toilettes
Restaurant, cafétéria
Snack
Aire de pique-nique
Boutique
Wifi public

De la forteresse médiévale au musée Condé, Chantilly un domaine d'exception

Posé sur un îlot de la Nonette, le site de Chantilly est fortifié dès le XIIIe siècle. De la forteresse médiévale des d'Orgemont au château Renaissance des Montmorency, des réceptions royales du Grand Condé à l'exil du duc d'Aumale, chaque génération a reconfiguré le domaine. Celui que vous visitez aujourd'hui n'est pas une survivance : le Grand Château rasé à la Révolution est reconstruit pour abriter une collection d'exception.

XIIIe siècle : des Bouteiller de Senlis aux d'Orgemont

Le site de Chantilly est d'abord une affaire militaire. Les Bouteiller de Senlis y élèvent un premier château fortifié au XIIIe siècle, sur une position qui commande l'accès au nord de Paris. La guerre de Cent Ans ravage l'édifice. En 1386, Pierre d'Orgemont, chancelier de France, acquiert le domaine et fait ériger une nouvelle forteresse. La famille le tient jusqu'en 1484 : faute d'héritier direct, Guillaume de Montmorency en hérite.

1484 : les Montmorency, bâtisseurs du Chantilly Renaissance

Guillaume de Montmorency fait de Chantilly une résidence seigneuriale, mais c'est son fils Anne qui transforme le domaine en déclaration d'ambition. Connétable de France, premier personnage du royaume après le roi sous François Ier et Henri II, Anne de Montmorency commande vers 1560 à Jean Bullant la construction du Petit Château. Ce bâtiment Renaissance est toujours debout : c'est la plus ancienne structure visible du domaine aujourd'hui.

1663 : le Grand Condé et l'âge d'or de Chantilly

Vainqueur de Rocroi à 22 ans, Louis II de Bourbon-Condé entre en rébellion pendant la Fronde : ses biens, dont Chantilly, sont confisqués. La paix des Pyrénées de 1659 les lui restitue. Rentré en grâce auprès de Louis XIV, il fait du domaine un foyer intellectuel de premier plan, y attirant Molière, La Fontaine, Bossuet. En avril 1671, son maître d'hôtel François Vatel se suicide à la suite d'une livraison de poisson manquée pour un banquet royal. Cet épisode, rapporté par Madame de Sévigné, raconte à lui seul l'exigence et le raffinement de la vie à Chantilly sous le Grand Condé.

1719 : Louis-Henri de Bourbon, Grandes Écuries et manufacture de porcelaine

Louis-Henri de Bourbon, dit Monsieur le Duc, est Premier ministre de France de 1723 à 1726. Il laisse 2 héritages durables au domaine. Il commande d'abord les Grandes Écuries, chantier d'envergure royale révélateur de sa passion pour les chevaux et la vénerie. Il fonde ensuite, vers 1730, la manufacture de porcelaine tendre de Chantilly : ses pièces à glaçure blanche et décors inspirés du Japon s'exportent dans toute l'Europe.

1789 : émigration des Condé et la démolition du Grand Château

La famille de Condé émigre dès 1789. Le domaine est déclaré bien national, les collections dispersées et vendues. Le Grand Château, symbole trop visible de l'aristocratie, est démoli vers 1798 : seuls le Petit Château et les jardins lui survivent. À la Restauration, le dernier prince de Condé, Louis-Henri-Joseph, récupère un domaine en ruine. Il meurt en 1830 sans héritier direct et lègue Chantilly à son filleul, le duc d'Aumale.

1830 : Henri d'Orléans, duc d'Aumale

Henri d'Orléans naît en 1822, 5e fils du roi Louis-Philippe. En 1830, à 8 ans, il hérite de Chantilly de son parrain, le dernier prince de Condé. Sa vie prend 3 directions successives : militaire en Algérie, exilé en Angleterre de 1848 à 1871, collectionneur infatigable. C'est depuis Twickenham qu'il acquiert, sur les marchés européens, les peintures, les dessins et les manuscrits que vous verrez à Chantilly. La collection se constitue dans l'exil, à l'écart de la France.

1875 : la reconstruction du Grand Château, naissance du musée Condé

De retour en France en 1871, le duc d'Aumale se consacre à Chantilly. Il confie à l'architecte Honoré Daumet la reconstruction du Grand Château : le chantier dure de 1875 à 1885. L'édifice n'est pas conçu comme une résidence, mais comme un musée. Chaque salle est pensée pour recevoir une collection précise. Le duc choisit de lui donner le nom de musée Condé, en hommage aux princes qui ont façonné le domaine pendant 2 siècles avant lui.

1886 : la donation à l'Institut de France et l'inaliénabilité des collections

En 1886, le duc d'Aumale fait donation du domaine à l'Institut de France, tout en s'en réservant l'usage jusqu'à sa mort. Le testament est strict : les collections ne peuvent être ni dispersées ni prêtées pour exposition. Chantilly devient leur seul lieu possible. Le duc meurt en 1897 ; le musée Condé ouvre ses portes. En 2020, il reçoit l'appellation musée de France. Plus d'un siècle après la donation, ce que vous voyez correspond exactement à ce qu'il a souhaité.

Vos contacts

Site internet : Domaine de Chantilly

+33 (0)3 44 27 31 67

tourisme@chateaudechantilly.fr

Google Maps : Château de Chantilly