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Visitez le Musée vivant du Chemin de fer en Seine-et-Marne avec le Pass Patrimoine © AJECTA
AJECTA - Musée Vivant du Chemin de Fer

Dépôt des locomotives 3 Rue Louis Plat
77650 Longueville
France

Musée
Industrie / Savoir-faire
XXe siècle

Odeur d'huile chaude, souffle de la vapeur, métal tiède sous les doigts : à Longueville, en Seine-et-Marne, à moins d'une heure de Paris, l'AJECTA fait vivre les trains, grâce à des bénévoles qui allument les chaudières depuis 1971.

Les incontournables

Les voies s'étirent depuis le centre du dépôt ferroviaire, chargées de machines dont aucune barrière ne vous sépare. Vous composez votre propre parcours au fil des engins, vous vous arrêtez quand une silhouette d'acier vous retient, vous posez la main sur les flancs des locomotives. Plus d'une centaine de pièces s'étendent devant vous comme un inventaire grandeur nature du rail français : une découverte idéale pour une sortie en famille.

La rotonde des locomotives

Sa forme semi-circulaire se découpe dès que vous entrez sur le site. 3 ans de chantier auront été nécessaires à la Compagnie des chemins de fer de l'Est pour l'achever, en 1906, sous la conduite de l'ingénieur Muntz. Ses murs associent une ossature de poutres en bois à des panneaux de maçonnerie qui absorbent la lumière. Protégée au titre des monuments historiques depuis le 28 décembre 1984, elle conserve sous sa charpente un silence que le craquement du bois vient par moments rompre.

Rotonde des Locomotives au musée vivant du chemin de fer © AJECTA

Rotonde des Locomotives au musée vivant du chemin de fer © AJECTA

Le pont tournant

Au centre de la rotonde, une fosse s'ouvre dans le sol : c'est là que repose le pont tournant. Cette travée métallique pivote autour d'un axe central pour aligner chaque locomotive avec la voie de son choix parmi celles qui rayonnent en éventail. Actionné à la main par 2 à 4 hommes, le pont tournant de 17 mètres reçoit un moteur électrique dans le premier quart du XXe siècle. Cœur opérationnel du dépôt ferroviaire pendant des décennies, le dispositif fonctionne toujours. Vous pouvez le voir pivoter lentement, la travée d'acier glissant presque sans bruit au-dessus de la fosse ouverte.

Le pont tournant au musée vivant du chemin de fer, AJECTA © J. Rauzier

Le pont tournant au musée vivant du chemin de fer, AJECTA © J. Rauzier

Les locomotives à vapeur

Une quinzaine de locomotives à vapeur composent la collection, dont une grande partie stationne sur les voies rayonnantes. La plus ancienne est sortie des ateliers Schneider du Creusot en 1862 ; la plus récente a été livrée en 1951. Toutes n'ont pas la même origine : certaines sont nées en France, d'autres ont été construites à l'étranger. Les types varient également : machines de manœuvre légères, locomotives de voyageurs, engins de fret. Certaines tournent encore lors des sorties vapeur organisées par les bénévoles. D'autres s'ouvrent sur des chantiers de restauration actifs. Vous observez de près les essieux, les bielles et les mécanismes de distribution.

Locomotives à vapeur au musée vivant du chemin de fer, AJECTA © J. Rauzier

Locomotives à vapeur au musée vivant du chemin de fer, AJECTA © J. Rauzier

La 140 C 231

Elle est britannique de naissance. Quand l'État commande cette série étudiée en 1912, les ateliers français sont saturés par les besoins militaires : 200 machines sont donc assemblées outre-Manche, et la 231 sort de Glasgow en 1916. Type 140, à 4 essieux moteurs, elle roule sur le réseau pendant plusieurs décennies avant d'entrer en restauration. Un siècle plus tard, elle a retrouvé la voie : 12 années d'atelier bénévole, une chaudière entièrement refaite, et un premier train le 27 octobre 2018, la première locomotive de collection à circuler sur le réseau national avec une chaudière neuve.

Locomotive 140C231 au musée vivant du chemin de fer, AJECTA © Didier Duforest CC BY-SA 4.0

Locomotive 140C231 au musée vivant du chemin de fer, AJECTA © Didier Duforest CC BY-SA 4.0

Les voitures de voyageurs et wagons

Après les locomotives, les rails s'ouvrent sur les matériels remorqués : voitures de voyageurs de différentes classes, wagons, voiture-restaurant. Vous pouvez même monter à bord de certains véhicules. Vous percevez alors, depuis les couloirs et les compartiments, à quel point les dimensions, les matériaux et les aménagements intérieurs ont changé d'une décennie à l'autre. Chaque véhicule porte le numéro et l'emblème de sa compagnie d'origine. L'association organise régulièrement des repas servis à bord de certaines voitures, dans leur configuration d'origine.

Wagon des postes et télégraphes au musée vivant du chemin de fer, AJECTA © J. Rauzier

Wagon des poste et télégraphes au musée vivant du chemin de fer, AJECTA © J. Rauzier

La voiture lits-salon PLM n° 10

Face à vous sur les voies du dépôt ferroviaire, la voiture lits-salon n° 10 ex-PLM est l'une des pièces classées au titre des monuments historiques de la collection. Construite à Ivry-sur-Seine en 1909 par la Compagnie française de matériel de chemin de fer, elle a intégré le convoi spécial lors de la visite officielle des souverains britanniques en France en 1938. Dans les années 1950, elle a régulièrement fait partie de la rame présidentielle de la IVe République. Ses aménagements intérieurs d'origine sont conservés, et vous pouvez vous approcher à quelques mètres d'elle sur les voies.

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    Rotonde des Locomotives au musée vivant du chemin de fer © J. Rauzier
    Rotonde des Locomotives au musée vivant du chemin de fer © J. Rauzier
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    Locomotives au musée vivant du chemin de fer © J. Rauzier
    Locomotives au musée vivant du chemin de fer © J. Rauzier
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    Rotonde des Locomotives au musée vivant du chemin de fer © AJECTA
    Rotonde des Locomotives au musée vivant du chemin de fer © AJECTA
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    Wagon des postes et télégraphes au musée vivant du chemin de fer, AJECTA © J. Rauzier
    Wagon des postes et télégraphes au musée vivant du chemin de fer, AJECTA © J. Rauzier
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    Formation de mécaniciens au musée vivant du chemin de fer © J. Rauzier
    Formation de mécaniciens au musée vivant du chemin de fer © J. Rauzier

Avant votre visite

Le Musée vivant du chemin de fer, en Seine-et-Marne, est ouvert toute l'année :
 

Du mercredi au dimanche, de 10h30 à 17h30, dernières admissions à 16h45

Le musée AJECTA Musée Vivant du Chemin de Fer à Longueville en Seine-et-Marne, en Île-de-France, est accessible :

 

En train :

  • depuis Paris : gare de Longueville, puis 10 minutes à pied.

 

En voiture :

  • depuis Provins : 12 km jusqu’à Longueville.
Parking gratuit

30 places pour les visiteurs et 5 places spécifiques aux PMR

Accès poussette
Accès handicapés & PMR
Animaux acceptés

Chiens tenus en laisse

Parking dédié PMR

Visite libre
Adulte
5 €
Enfant de 4 à 12 ans
3 €
Enfant de moins de 4 ans
Gratuit

Toilettes
Espace bébé
Aire de pique-nique

sur demande

Boutique
Wifi public

Une histoire de passionnés du rail

Longueville, à quelques kilomètres de Provins, devient un carrefour ferroviaire dans la seconde moitié du XIXe siècle, au croisement des lignes que la Compagnie de l'Est ouvre à travers la Brie.

Elle y fait construire une rotonde entre 1903 et 1906 : un bâtiment pensé pour ses locomotives, qui tourne à plein régime de son ouverture, en 1911, jusqu'au milieu des années 1960. Puis le diesel s'impose, et la rotonde se vide. Ce sont quelques jeunes passionnés qui, à partir de 1971, lui rendent vie.

1853 : Longueville entre dans l'âge du rail

Le tracé du nouveau chemin de fer traverse la Brie et atteint Longueville dans les années 1850. Pour franchir la vallée de la Voulzie, la construction d'un viaduc est décidée à l'été 1855 : une quarantaine d'arches couvrant près de 400 mètres. La gare et ses installations prennent forme, les locomotives se succèdent, et Longueville s'impose comme point de passage incontournable du réseau de l'Est.

Rotonde des Locomotives au musée vivant du chemin de fer © J. Rauzier

1903 : La construction de la rotonde

À mesure que le trafic s'intensifie sur le réseau de l'Est dans la seconde moitié du XIXe siècle, les installations de Longueville ne répondent plus aux besoins d'entretien et de remisage des locomotives. La Compagnie décide de construire un nouveau bâtiment adapté aux machines de taille croissante. Le chantier démarre en 1903 et dure 3 ans. À son terme, le dépôt ferroviaire dispose d'un ensemble cohérent, capable de loger un nombre important de machines et de les orienter vers les différentes lignes du réseau.

Rotonde des Locomotives au musée vivant du chemin de fer © J. Rauzier

Formation de mécaniciens au musée vivant du chemin de fer © J. Rauzier

1914 : La motorisation du pont tournant

Le dépôt de Longueville entre dans une période d'intense activité au moment où la guerre éclate, en 1914. Le réseau de l'Est joue un rôle stratégique dans l'acheminement des troupes et du matériel, et les locomotives se relaient sans discontinuer. C'est aussi cette année-là que le pont tournant passe à la motorisation électrique. Dans les décennies qui suivent, le dépôt connaît son plein régime : les mécaniciens et les chauffeurs s'y forment, les machines s'y entretiennent, le trafic ne cesse de croître.

Formation de mécaniciens au musée vivant du chemin de fer © J. Rauzier

A l'intérieur d'une locomotive au musée vivant du chemin de fer © J. Rauzier

1938 : La SNCF et le crépuscule de la vapeur

La nationalisation des grandes compagnies ferroviaires donne naissance à la SNCF en 1938. Longueville passe sous l'autorité de la nouvelle société nationale, et le dépôt continue de fonctionner. Mais le vent tourne : après la guerre, la modernisation s'accélère, le diesel s'impose progressivement. La traction vapeur recule, les effectifs diminuent. Au milieu des années 1960, la vapeur s'éteint définitivement sous la charpente de la rotonde.

À l'intérieur d'une locomotive au musée vivant du chemin de fer © J. Rauzier

À l'intérieur d'une locomotive au musée vivant du chemin de fer © J. Rauzier

1968 : La naissance de l'AJECTA

Un groupe de jeunes passionnés dépose les statuts le 8 novembre 1968 sous le nom d'Association de Jeunes pour l'Exploitation de Chemins de fer Touristiques et d'Attraction ; le sigle AJECTA prendra plus tard son sens actuel : Association de Jeunes pour l'Entretien et la Conservation des Trains d'Autrefois. Leur premier projet est la reprise d'une ligne à voie étroite dans les Cévennes, récemment abandonnée. Le projet tourne court. L'équipe se réoriente vers la voie normale et cherche un dépôt disponible dans la région parisienne. Un concours de circonstances les mène à Longueville, où la rotonde sommeille depuis plusieurs années, ses voies vides et ses charpentes intactes. La décision est prise d'y installer l'association.

À l'intérieur d'une locomotive au musée vivant du chemin de fer © J. Rauzier

Locomotives au musée vivant du chemin de fer © J. Rauzier

1971 : L'installation à Longueville

La rotonde s'anime de nouveau quand un accord avec la SNCF ouvre ses voies à l'association, en 1971. Deux locomotives arrivent cet été-là, les premières d'une longue série. À l'automne, un premier convoi à vapeur quitte officiellement le dépôt en direction de la Brie : c'est l'acte fondateur du Musée vivant du chemin de fer. L'association rassemble désormais des bénévoles venus de toute la région, prêts à entretenir, restaurer et faire rouler les machines. La collection grandit au fil des acquisitions, et les sorties vapeur commencent à attirer du public.

Locomotives au musée vivant du chemin de fer © J. Rauzier

1984 : La reconnaissance patrimoniale

La reconnaissance par l'État arrive à la fin de l'année : la rotonde est inscrite au titre des monuments historiques. Cette protection officielle ouvre la voie à 4 campagnes successives : consolidation de la structure principale dans les années 1990, reprise de la façade arrière, reconstruction partielle après l'incendie de 2010, réfection de nouvelles travées en 2015. En 2025, la rotonde est sélectionnée dans le cadre du Loto du Patrimoine pour un grand chantier prévu pour 2026-2028.

Vos contacts

+33 (0)1 64 08 60 62

musee@ajecta.org